Ambitions écologiques

Batiment passif

Qu'est-ce qu'un bâtiment passif comme celui de La Melo ?

C'est un bâtiment qui limite la consommation d'électricité à 15kWh/m2/an, c’est à dire moins que la moitié de la conso d’un bâtiment construit suivant la dernière norme re2020.
C'est à comparer aux autres bâtiments comme sur ce schéma.


« Une construction passive se caractérise par : 
Une isolation maximale;
Une bonne utilisation des apports gratuits, solaires et internes (équipements, activité humaine, métabolisme...);
Une régulation thermique par flux d'air, permettant de ne pas investir dans un réseau de chauffage puissant; 
Un système de renouvellement de l'air et d'évacuation de l'air vicié permettant de récupérer les calories sortantes et de réduire les déperditions dues à l'air entrant; 
Une étanchéité à l'air, corollaire du point précédent; l'utilisation d'appareils électroménagers efficaces;
Le recours systématique aux énergies renouvelables. »

(Habitat passif et basse consommation - P. Lequenne et V. Rigassi, éd. Terre vivante)

Tous ces éléments ont fait l'objet des cahiers des charges proposés aux entreprises sollicitées et candidates dans les différents domaines de spécialité et guidé les la Maîtrise d’œuvre du chantier dans ses choix.

Pompe à chaleur sur nappe

Principe de fonctionnement d'une pompe à chaleur géothermique sur nappe :
Un système de pompe à chaleur (PAC) géothermique sur nappe, couramment appelée "pompe à chaleur géothermique sur aquifère" ou encore "pompe à chaleur géothermique sur eau souterraine", consiste à pomper de l’eau située dans le sous-sol pour valoriser son énergie.

Un premier forage, dit de "production", permet d’acheminer le fluide via un échangeur jusqu’à la pompe à chaleur géothermique pour en prélever de la chaleur ou du froid. Un second forage, dit de "réinjection", permet de renvoyer l’eau dans le sous-sol. La pompe à chaleur géothermique transfère la chaleur prélevée dans le fluide vers le bâtiment à chauffer (mode chauffage) ou injecte la chaleur en provenance d’un bâtiment dans l’eau (mode rafraîchissement).

Ventilation double flux

VMC double flux : le principe de base

Une VMC double flux est composée de plusieurs éléments :

VMC double flux et simple flux : quelle différence ?

Avec une VMC simple flux, l'air neuf pénètre dans le logement à travers des entrées ouvertes sur l'extérieur (on parle de VMC auto-réglable ou hygroréglable), avant d'être évacué par les bouches d'extraction, une fois chargé en humidité. L'inconvénient de cette méthode est qu'elle fait chuter la température de l'air intérieur en hiver, puisque la source d'air provient directement de l'extérieur, ce qui force votre système de chauffage à compenser en consommant plus d'énergie.

La VMC double flux résout ce problème en croisant l'air neuf entrant et l'air vicié sortant dans un échangeur thermique, sans que les deux flux ne se mélangent. Ainsi, l'air neuf est préchauffé avant d'être diffusé dans les pièces du domicile.

Panneaux photovoltaïques

Voici l'installation envisagée :

Panneaux thermiques

Rénovation

 

Voulant limiter au maximum notre empreinte écologique, la rénovation nous permet de réduire l'artificialisation des sols en gardant le batiment avec la même emprise au sol et en enlevant l'imperméabilisation des sols autour du bâtiment.
De plus pendant la phase démolition du chantier pour mettre à nu le bâtiment nous avons cherché à valoriser chaque objet, démonter de la cuisine au carrelage en passant par le placo sans oublier chaque fenêtre et porte qui ont pu être revalorisées sur notre chantier ou sur d'autres chantiers d'auto-construction.

Isolation

 

 

 

 

 

 

 

Pour atteindre le niveau passif pour notre bâtiment nous avons choisi une isolation extérieure de notre bâtiment.
Afin de réduire l'empreinte carbone de notre bâtiment nous avons essayé au maximum d'utiliser des produits à faible empreinte. Nous avons donc choisi une isolation en fibre de bois.

Espaces communs

Le projet propose une mise en commun d’espaces et d’équipement dans une volonté d’échanges, de rencontres et de favoriser la sobriété.

Ainsi, sont prévues une salle commune de 40 m2 et une chambre avec salle d’eau.

La salle commune permettra de se retrouver tout en respectant la vie privée de chacun, et d’accueillir des projets/associations/évènements dans une dynamique d’ouverture vers l’extérieur.

Un espace buanderie permettra de mutualiser l’utilisation de laves linge.

Sont prévus également un atelier de bricolage et un espace musique pour les Mélomanes .....

Toilettes sèches

  

A la différence des toilettes traditionnelles, les toilettes sèches n'entrainent pas de gaspillage d’eau.

Les litres d'eau utilisée par une chasse d’eau représente 25 à 40 % de notre consommation d’eau. Chaque jour, 30 à 40 litres d’eau potable sont utilisés pour éliminer nos matières fécales et notre urine. Ces litres d'eau potable doivent ensuite être traités, ce qui nécessite l’utilisation d’énergie par les stations d’épuration. Les chasses d’eau apportent 80 % de la pollution physico-chimique et près de 100 % de la pollution bactérienne dans les eaux usées.

Les toilettes à séparation d’urine

Avec ce système, l'urine est séparée des matières fécales directement à la source, dans les toilettes. Tous les utilisateurs doivent s’asseoir sur le siège (homme et femme). Ce système à séparation évite 80 % des odeurs et accélère la déshydratation des excréments. Le restant d'odeur, lors d'une forte utilisation, est évacué vers l'extérieur par une ventilation.

Les urines seront évacuées via un réseau spécifique et stockées dans une cuve à des fins d’utilisation en agriculture.

Le  bac de récupération des matières fécales sera vidé à une fréquence variable selon le modèle de toilettes utilisé.

Modèles prévus

Toilettes SANPLOUF (distributeur : Humature)

         

 

Toilettes ECODOMEO (distributeur : Ecodoméo)

                   

 

Lien :

https://toopi-organics.com/

Déplacement en mode doux

Vergers

La surface du terrain de la Melo permet un partage "habitation/aménagements extérieurs" qui offre la possibilité de réaliser un verger. Et c'est ainsi que dès le démarrage des travaux ont été plantés quelques arbres fruitiers, pêcher, cerisier, plaqueminier. Le sol, encore pauvre, nécessitera quelques années de soins et d'amendements patients pour se reconstruire.
Cela ne remet bien sûr pas en cause le projet d'adhérer ou d'accueillir une AMAP (Association pour le Maintien d'une agriculture paysanne,) notamment en développant aussi sur place un potager.

Potager

De futurs habitants ayant dès le début des travaux aménagé dans des appartements proches du chantier,ils ont donc pu tester une ébauche de potager, appelé à s'étoffer par la suite, en cultivant notamment des plants de tomates en bordure du mur Ouest de la propriété.
L'expérience, encourageante, débouchera certainement sur de nouvelles plantations et semis dès 2024

Compost

 

On ne peut plus aujourd'hui imaginer un projet écologique qui n'intégrerait pas, dès son démarrage, le compostage des déchets de nourriture, afin d'assurer la maintenance du potager et du verger.
Pour l'instant, il a manqué d'occasions pour l'approvisionner sérieusement